Knudepunkt, la konvention avek des k

Un article issu du site helvétique « Au Fil du Jeu ».
Par Thomas B.

Pour les pressés: Knudepunkt est une grosse convention nordique sur le GN, toute pleine d’expériences intéressantes, de théories fumeuses, d’alcool et de finlandais à poil. Et c’est vachement bien. Si vous parlez anglais, allez-y.
Pour les autres : sortez le popcorn, ça risque d’être long.

Mais que diable allait-il faire dans ce drakkar?
Ça faisait longtemps que j’avais envie d’aller à Knudepunkt. Des potes frouzes y étaient allés plusieurs fois, j’avais lu un ou deux manifestes de théorie GNistique nordique (avec pour conséquence générale des envies de meurtre à l’encontre de leurs auteurs). Mais surtout, j’avais entendu parler de GN expérimentaux extrêmes et avais développé des contacts en ligne avec des finlandais plus ou moins étranges, conduisant à ma traduction du GN minimaliste Un serpent de cendre et mon article sur le jdr en France publié dans Roolipelaaja, feu le Casus Belli local. Pour la première fois de ma vie, j’avais à la fois le temps et les thunes : il était temps de voir ce qu’il y avait de si pourri au royaume du Danemark (ça, c’est fait). Et l’idée était de faire une présentation sur le GN en Suisse parce que c’est malpoli de venir les mains vides. J’ai donc contacté les orgas, et côté dépaysement, j’étais mis dans l’ambiance avant la conv’ rien qu’avec les adresses mails pleins de noms qui claquent au vent de la destruction comme un étendard funeste : ça sent bon les casques à cornes et le O barrés.

Et si on s’en fout de ta vie?
Au delà du voyage, pourquoi aller à KP ? Dans les pays nordiques, le GN est bien plus souvent considéré comme un loisir socialement acceptable (en tout cas pour les jeunes) / une forme d’art / d’expérimentation psychologique / un moyen d’éducation / en tout cas un truc-créatif-qui-occupe-les-gens-intelligemment-et-est-donc-subventionnable. Le résultat est que pas mal de gens y consacrent un sérieux rare, publiant des articles académiques avec références, comité de lecture etc. Ils vont plus loin que le pur divertissement, proposent des manifestes, de nouvelles théories, et tentent d’explorer ses possibilités, ses limites et ses croisements avec les autres formes d’activités plus connues. Il semblerait que la majorité de joueurs nordique poutrent de l’orc comme l’helvète moyen, mais la « scène » de KP est assez nombreuse pour avoir, il y a 15 ans, monté une convention. Et le résultat est d’une richesse et d’une profondeur rarement atteintes en nos contrées, avec en bonus une constante pas dégueu : le professionnalisme.

L’organisation
KP 2011 était donc au Danemark (la convention tourne tous les ans entre les pays nordiques, en prenant le nom local à chaque fois), dans un centre de congrès / hotel / centre de vacances à la campagne. Chambres doubles avec salle de bain, lits confortables et wifi; piscine, sauna, billard, cafeteria avec bouffe de qualité, café et thé toute la journée, coins au calme et bar bruyant le soir – la classe. Les orgas vous accueillent avec un grand sourire et une franche poignée de main et vous couvrent de cadeaux: petit livret pour le programme, bloc note, stylo, cartes de visites, et cette année 3 bouquins couverture dure. Les chaises sont confortables, il y a des projecteurs et paperboards dans les salles: côté logistique on ne se fout pas de votre gueule.
De même, tout est organisé pour faciliter la discussion: 15 minutes de battement pour avoir le temps de discuter après chaque session, une salle juste à coté pour continuer la discussion même quand on doit libérer la première salle, des badges, la règle de parler anglais dès que des non-talanguophones sont présents (plutôt bien respectée) et surtout un truc génial : la règle de la chaise supplémentaire. Quand un groupe de personnes papote et n’a rien de secret à se dire, elles ajoutent une chaise vide. Comme ça tu peux t’asseoir et rejoindre la conversation de n’importe qui, à la condition que toi aussi tu rajoutes une chaise et ainsi de suite. Très très efficace.
Un dernier point pratique, si vous êtes motivés, inscrivez-vous tôt : les places sont limitées. Contrairement aux GNiales, on peut difficilement débarquer à l’arrache :
– pas de ticket, pas de bras, pas de chocolat -et vous n’aurez pas de traitement de faveur si vous venez de loin.
– vu que la conv’ est en pleine cambrousse à 1h de Copenhague, et que la partie réseautage nocturne et alcoolisé est tout aussi intéressante que le programme officiel, il vaut mieux dormir sur place.

Les sessions
Le format des différentes sessions varie de conférences classiques à des débats, des ateliers (genre leçon de tango), voire même des mini-GN, même si c’est une minorité. Le soir, c’est la fête, avec des concerts live, DJ et surtout discussion alcoolisée.
C’est que pendant la journée, ça carbure. On voit que ça fait 15 ans que les scandinaves échangent sur le sujet. Ils se connaissent, ont eu des débats endiablés, des modes et ont réglé pas mal de sujets. A côté, les autres pays (dont la Suisse) font un peu figure de débutants ou d’arriérés. Rien de bien grave, mais ont se rend compte assez rapidement qu’on joue plus comme les allemands ou les bulgares que comme les nordiques présents. C’est même visible dans les looks: on a du métalleux à lunettes comme à Orc’Idée, mais aussi des styles bien moins fréquents dans nos conventions, que ce soit queer (j’avais pas vu autant de coupes butch depuis mes 4 ans à San Francisco) ou des gens tout droit sortis de Being a dickhead’s cool.
Pour revenir au professionnalisme, la plupart des conférenciers respectent leurs horaires, leurs slides ont souvent des styles classieux, et ils sont toujours ouverts à la discussion. Le programme commence jeudi soir et se termine dimanche midi: avec 4 à 6 événements en parallèle pendant la journée, les choix sont parfois cornéliens. La première conséquence est qu’on peut se retrouver avec des journées super pleines, donc n’hésitez à aller prendre l’air ou piquer une tête histoire de vous changer les idées. La deuxième conséquence des sessions en parallèle est un petit bémol: il y a comme une compétition pour l’attention et les présentateurs ont tendance à faire des descriptifs super-sexy histoire d’attirer le chaland, puis à changer un peu par rapport à leur pitch dans le programme ou à ne traiter que très partiellement un sujet très ambitieux. Sauf exceptions (par exemple l’atelier crypto ou les compte-rendus), on reste souvent à un niveau « grande théorie, modèle, concept » et on ne donne pas toujours d’exemples concrets directement utilisables dans le GN lambda.

Mes sessions
Comme pour les GNiales, voici mon parcours, histoire de vous faire une idée.

Presentations: with more skill. Eh oui, une présentation sur les présentations. Les deux intervenants expliquent l’importance de l’élocution, la gestuelle, connaître son public, gérer son stress pour faire une bonne présentation. Pas grand chose à voir avec le GN, mais très utile en début de conférence.
Le choc culturel : des professionnels je vous dis !

Fairyblood: pervasive larp in Israël. Un GN pervasif (intégré dans la vie réelle un peu comme un killer). En l’occurrence il s’agit d’une présentation d’une sorte de GN Changelin, des buts que l’orga s’était fixé, de ce qui a marché ou pas.
Le choc culturel : les Israëliens n’aiment pas être pris en photo lors de GN, donc ça pose des problèmes pour expliquer aux autres à quoi le jeu ressemblait.

Larp in Switzerland : ma présentation sur le GN en Suisse, en expliquant qu’il n’y a pas de GN suisse en tant que tel, les romands jouant à la française et les allémaniques à l’allemande. L’audience était très mélangée: tchèques, russes, allemands, un français… et même quelques nordiques, donc l’honneur était sauf (la conf en parallèle était un « spécial coup de gueule » et il fallait absolument y être). Les réactions devant les vidéos du Shadowrun ou du Toshu Kaikatsu étaient très positives et il y a du monde motivé pour un éventuel Pandémia III, Aplune va devoir penser à bosser son anglais !
Le choc culturel: la russe qui demande en voyant des photos du Pandémia II: ce n’est pas de la trahison de montrer des photos d’une base militaire ?

This year in LARP academia: une revue des bouquins et articles académiques publiés sur le GN depuis le dernier KP, encensant certains, descendant en flamme d’autres, mais toujours en demandant aux gens plus de rigueur académique : citer ses sources, lire ce qui a été publié *avant* de publier soi-même. Les bases de la recherche académique en somme, mais appliquées au GN.
Le choc culturel : c’est simple, la théorie GNistique suisse romande n’existe pas. Donc tout est à faire.

What is Playground Magazine ? Un magazine international créé par des nordiques mais ouvert à tous. Le but est d’être beau, cool, choquant, et surtout lisible par des non-GNistes. L’accent est donc mis sur de belles photos et une absence de jargon du genre PNJ ou XP. Je me suis abonné et vous tiendrai au courant.
Le choc culturel : pareil, ça on n’a pas. C’est en anglais, mais clairement le genre de truc qui en jette et permet de montrer combien le GN est cool à des non-GNistes.

First timers guide to Knudepunkt theory : une rétrospective des notions, modes, et du vocabulaire dans la théorie du GN à la nordique. Le « bleed » notamment est quand le personnage et le joueurs débordent l’un sur l’autre, par exemple quand des événements qui n’affectent en théorie que le perso affectent en fait le joueur en tant que personne.
Le choc culturel : eh oui, il ne suffit pas de parler anglais, il faut aussi parler knudepunktien.

Come to Czechia, seriously. Une présentation de Court of Moravia, association tchèque. Sans doute la plus grosse volonté de faire venir des étrangers dans leurs GN : ils organisent des jeux en anglais, présentations et sites ultra-professionnels, bande-annonces interactives, la classe. On notera un jeu où on joue des élèves, profs et travailleurs dans un système totalitaire et un jeu à l’ambiance film noir pour 5 hommes, les joueurs pouvant même choisir leur femme fatale sur catalogue.
Le choc culturel : la fille nordique qui demande pourquoi les femmes n’ont pas le droit de jouer dans Noir, et le tchèque qui répond : parce que. Elle tente le coup en commentant que les femmes peuvent jouer des hommes aussi, mais le mec inflexible et souriant, répète qu’ils ne préfèrent pas, c’est tout. Qu’ils travaillent à un jeu différent, réservé aux femmes, mais que Noir est réservé aux hommes.

Why characters: un monologue par une GNiste qui est passée par d’autres activités connexes (danse contemporaine, BDSM) et qui, entre autres choses, voudrait qu’on arrête de copier le théatre ou d’essayer d’obtenir la même reconnaissance que les arts classiques pour plutôt se concentrer sur développer nos propres références.
Le choc culturel : bah, ici on essaie même pas de l’obtenir cette reconnaissance, alors on a pas vraiment besoin d’arrêter.

We were mad about the boy : le compte rendu d’un GN librement inspiré du comics Y, the last man: tous les êtres humains de sexe masculin sont morts en même temps et les femmes doivent donc s’organiser pour gérér la planète sans eux. Une session a été jouée avec que des joueuses, une deuxième autorisant quelques joueurs déguisés en femmes (pas drag queen hein, en costume crédible).
Le choc culturel : si je pense que ce GN est clairement jouable ici, l’organisation autour (atelier pré-GN pour définir la féminité et son roleplay), les thèmes assez violents et l’utilisation de métatechniques de jeu font que ça fait beaucoup en un seul coup. Le matos de jeu est dispo donc je lis tout ça et je vous en reparle.

Crypto workshop : le seul atelier « à la GNiales » auquel j’ai assisté et un des rares au programme. Très pratique, matos fourni, les mains dans le cambouis. Certains codes sont trop balèzes à utiliser rapidement en jeu, mais plein de super bonnes idées notamment avec des objets, qui changent du sempiternel Jules César avec avec « A vaut K ».
Le choc culturel : aucun, le présentateur étant un chevelu à lunette, on a manipulé des indices papiers: je me sentais comme à la maison.

What is larping, why are we here ? Can it sell ?: une réflexion sympa sur le GN au sens large, qu’est-ce qui le rend intéressant, apprendre de gens qui ont su communiquer autour de leur jeux (qui ne sont pas toujours des GNs, genre les ARGs) en terme de marketing, trouver son public et ne pas refaire toujours la même chose.
Le choc culturel: des slides sobres au design kislapète, un haut niveau très général, un présentateur blond barbu avec des O barrés dans son nom = tellement KP !

How to larp like a rockstar : Une célébrité locale, sorte de Big Lebowsky en plus énergique, vous explique comment se comporter en faisant du GN dans un autre pays. Très marrant, très rock & roll.
Le choc culturel : le mec arrive lunettes noires dans la nuit avec deux acolytes, tous juste vêtus d’une serviette de bain autour de la taille, un verre d’alcool dans chaque main, qu’est-ce qu’il vous faut de plus ?

Video saloon « 20 years of LARP in Russia » : des vidéos de GN russes, beaucoup de méd-fan, de l’historique (avec des mecs qui ont construits des bateaux pour le GN élisabéthain), mais aussi de l’humour (on a des ninjas, eux ils ont un groupe de rastas dont le leader se balade en string. djembé à la main). Et c’est confirmé, les russes meulent à l’arme en plastique + métal ou en bois. Parce que sinon « on ne sent pas les coups sur les armures, les coups sont trop rapides et les bras ne se fatiguent pas assez ».
Le choc culturel : j’hésite entre les mecs qui retenaient les portes d’un camp qui subissait les assauts d’un vrai tronc d’arbre taillé en pointe (les béliers en latex c’est pour les faibles), et le gars qui s’est jeté du haut de la palissade sur une unité d’assaillants armes en l’air. Mais en 20 ans de GN il semblerait qu’il n’y ait eu que 5-6 morts.

The Big Taboo: pourquoi les allemands, contrairement à la plupart des Européens n’ont pas le droit d’organiser des GN avec des nazis, même si c’est pour leur tirer dessus.
Le choc culturel : l’exemple de la censure de Wolfenstein 3D, montrait clairement les limites de la loi teutonne.

Confessions of a LARP company : les deux propriétaires d’une entreprise danoise de GN racontent. Le Big Lebowsky a la gueule de bois, s’est rhabillé et on se rend compte que ce n’est pas juste une grande gueule mais un mec qui se bouge le cul et fait un nombre de trucs incroyables, dont un bon paquet en bénévole. En plus il fournit des chiffres, des exemples vécus : parfait!
Le choc culturel : l’évêque du coin qui les engage pour organiser un GN pour que les jeunes qui vont faire leur confirmation réfléchissent à ce que signifie être chrétien aujourd’hui.

Manipulating for good : panel d’organisateurs ayant organisé des jeux qui manipulaient leurs joueurs, à différents niveaux. Les jeux avaient des messages politiques lourds et se déroulaient soit dans des régimes totalitaires (de science-fiction ou historique, du genre la deuxième guerre mondiale en Belarus), soit touchaient à des domaines sensibles affectant le joueur en tant que personne, en plus de son personnage (le fameux bleed). Certains ont carrément utilisé des techniques à la limite du lavage de cerveau (du genre décalage des cycles du sommeil etc).
Le choc culturel : le nombre de divorces, ruptures, changement d’orientation sexuelle après certains jeux, l’interruption du GN par le débarquement de l’équivalent local du KGB et de la police sur le site, juste trop d’exemples pour tout raconter !

Larp symposium : the italian larp conference. Une pub pour la prochaine convention sur le GN en italie. Je m’attendais à un résumé des présentations de la convention précédente, voire à un résumé des différentes familles de GN en Italie (qui semblent s’ignorer royalement) mais la séance était en fait un énorme bordel fait de gars qui n’arrêtent pas de s’interrompre, private jokes, recherche d’un couteau pour couper la charcuterie italienne (qui était certe très bonne), de pub pour leur bouquin. Là je devrais insérer des références à la comedia dell’arte et dire que c’était très fellinien, mais j’avais plus l’impression de regarder les Marx Brothers. En tout cas c’était très marrant et une bonne détente entre deux trucs plus sérieux.
Le choc culturel : bordéliques, bruyants, noirauds et joviaux c’était à ce demander si ces italiens là faisaient exprès de renforcer le stéréotype.

International comparative larp study : présentation d’un projet d’étude des GNistes et de leur pratique à travers le monde (du genre combien de temps dure un jeu Honduras ? Est-ce qu’on écrit ses persos en Afrique du Sud ? Le scientifique et le GNiste expatrié en moi ont été touchés. Il y a encore pas mal de problèmes méthodologiques à régler mais c’est un super projet donc je vous contacterai dans quelques mois pour vous demander de répondre à quelques questions.
Le choc culturel : les romands n’allant presque pas jouer en Suisse allémanique, la communauté internationale leur offre enfin le moyen d’en apprendre plus sur leurs voisins.

The senses of the player : comment faire passer des messages à ses joueurs en utilisant leurs sens, et pas seulement les 5 connus. Je m’attendais à un atelier pratique plein d’exemples ayant marché en GN et en fait c’était surtout un longue introduction à la théorie de la communication, avec un côté « les neurosciences pour les nuls ». C’est sympa pour des béotiens mais j’aurais plus été intéressé par la suite.
Le choc culturel : le balançage du terme « meta-bleed » sans prévenir ni le définir. Comme quoi un Israëlien peut sur-knudepunkter les nordiques. Respect !

Swing workshop : cours de swing pour apprendre des pas de base pour la soirée dansante. Dans l’esprit d’aventure et d’expérimentation de KP, j’ai décidé de tenter le coup. Je savais que je n’avais aucun sens du rythme et dansais comme un pied, et c’était pas grave quand on s’amusait en grand groupe. Mais ça a été plus problématique quand j’ai imposé ça à mes partenaires, donc j’ai eu ma dose assez rapidement.

Swingfest : la soirée à thème « fantaswing » (fantasy & swing). Beaucoup d’oreilles d’elfes, quelques costumes très classes. J’ai fait mon gros paresseux en apportant juste des dents de vampire (vive le bagage cabine !) et un costume à la Max Raabe.
Le choc culturel : le mec sappé en Hitler elfe (il voulait exterminer tous les orcs), avec une silhoutte de la fée clochette à la place de la croix gammée sur son brassard. Le même jour que la conférence sur « le gros tabou », c’était un grand sens du timing.

Jeep in the forest : piggyback and mirrorring. J’avais déjà entendu parler de français qui comptaient apporter leur propre murder au Gathering pour faire un GN avec un vrai scénar dans un gros GN baston, mais là c’est encore plus fort. Une bande de jeepers a organisé un GN dans le GN dans le GN. Le cadre était un gros GN viking « traditionnel ». Les infiltrés jouaient un groupe de fanatiques religieux vikings, qui ont passé le week-end plus ou moins reclus à se martyriser entre eux, le tout utilisant leur propre scénar et les techniques du jeepform. Quelques heures par jour, il s’éloignaient dans la forêt loin du site et jouaient des persos aux noms similaires mais à l’époque moderne, faisant une bouffe entre amis et dans une ambiance bien plus détendue et conviviale, permettant de mieux supporter les horreurs qu’ils s’imposaient pendant le jeu viking, tout en faisant progresser les relations entre les persos.
Le choc culturel : remplacer les pauses hors-jeu par des pauses en jeu mais dans un autre jeu, fallait y penser.

Scientific and technological aspects in larp. Un travail académique sur l’influence de la science sur les systèmes de jdr sur table, la manière dont la science et la magie sont traitées dans les jeux et quelques réflexions sur le GN et l’éducation scientifique. J’aurais aimé plus de cette dernière partie, et ça aurait été cool de traiter plus de l’utilisation des gadgets technologiques pour les effets spéciaux ou les mécanismes de jeu (ordinateurs en réseau, puces RFID).
Le choc culturel : Figli dell’ Olocausto, jdr post apo italien a un système de localisation et de dégâts qui va jusqu’à détailler quel muscle est touché!

Chocolate exchange program: Tout le monde apporte des chocolats de son pays et on goûte!
Le choc culturel : je vais rester poli et dire que ça manquait de Belges pour amener un peu de compétition.
Puis tout ce beau monde s’est quitté sur maintes embrassades, échanges d’adresses et promesses de se revoir dans tel ou tel événement international. On s’est même fait un petit debrief entre francophones, parce qu’il n’y a pas de raison que seuls les nordiques pratiquent l’élitisme des événements secrets à KP.

Un jour je vous parlerai des trucs offerts (trois bouquins, un Larpzeit International en anglais, un DVD de Drachenfest) ou achetés (le magnifique bouquin Nordic Larp), du rituel d’intronisation et de l’atelier hélicoptère viril mais là ça commence à faire vraiment long.
En tout cas un truc est clair : l’année prochaine ça s’appelle Solmukohta, c’est en Finlande et je ferai de mon mieux pour y aller!
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