La communauté du GN ou une histoire de pression sociale

principalement autour des huis clos et autres petits GN, mais aussi pour le plaisir de flooder.
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lucieXperience
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Re: La communauté du GN ou une histoire de pression sociale

Message par lucieXperience » mer. 22 mars 2017 10:23

Stan a écrit : Vu que tu as des critères d'exigences élevés (même si c'est pas vraiment une question d'échelle de valeur mais plus d’élément de design qui sont indispensable pour toi à ce que j'ai compris), est ce que du coup ce "surplus d'attente" tu ne l'as pas à chaque fois? Bon après ça deviens un peu HS, on pourra en parler directement peut être si ça t’intéresse.
Non en fait parce que face aux produits culturels de manière générale j'ai plutôt tendance à avoir une attente minimale (ne pas me faire chier/passer un bon moment) pour justement ne pas être déçue. Je préfère être agréablement surprise. Et par défaut quand je m'inscris sur un GN (même avec tous mes critères d'exigences) j'ai peur de me faire chier. Du coup si ce n'est pas le cas, c'est toujours bien et si c'est le cas, ben je m'y étais préparée. :mrgreen:
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Steve_J
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Re: La communauté du GN ou une histoire de pression sociale

Message par Steve_J » mer. 22 mars 2017 11:13

Gyr a écrit :Pour commencer, il me semble (vraiment, je sais pas) que c'est un sujet qui est spécifiquement lié à la communauté du GN parisienne ou des GNs de type Nordique / Romanesque / Huis clos émotion / etc., plutôt que du GN en général ou du GN Français de manière globale.
Résultat intéressant car contre intuitif, on s'attendrait à ce que les thématiques et les mécaniques spécifiques permettent facilement de formuler des refus polis et diplomates.
Proposant régulièrement, et avec enthousiasme, des jeux à mes cercles de joueurs je me suis demandé s'il m'arrivait d'être trop insistant et je me rends compte que ces éléments nordicochouinesques m’amenaient à ne pas trop insister. Deux exemples :
1)Quand je propose une partie de Sign, un de mes jeux minimalistes préférés qui parle de la construction de la langue des signes et qui se joue avec des boules quiès dans les oreilles, et qu'un des joueurs me dit que cela ne l'intéresse pas de passer la soirée sans parler en incarnant des enfants nicaraguayens bah on passe à autre chose.
2) Quand je propose à des amis de tester mon jeu qui se joue à deux joueurs et parle de la vie en couple, je suis assez peu touché dans mon estime quand on me répond que la thématique intime n'intéresse pas...et il me semblerait plus que malvenu d'insister.

A l'inverse il me semble un peu plus délicat de refuser un GN vampire sous le prétexte que "j'ai peur que les intrigues soient mal équilibrées ce qui me place dans des situations d'ennui profond ou m'amène à jouer des situations d'humiliations sociales déplaisantes" ou de décliner l'invitation à un GN humoristique parce que "je trouve le pitch crétin et je n'ai pas envie de passer 5 heures avec des joueurs qui imitent l'accent de Donald Duck/termine toutes leurs phrases par poil aux...".

Fredou
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Re: La communauté du GN ou une histoire de pression sociale

Message par Fredou » mer. 22 mars 2017 15:01

En fait ça veut dire : "pour moi c'est possible mais ça reste une opinion donc je ne vais pas présenter le truc comme une vérité prouvable."
Je pense qu'avant de pouvoir dire qu'un phénomène existe, il faut vraiment le constater, sans quoi on risque de projeter une réalité qui n'existe pas et même le mesurer sans quoi on risque d'exagérer des situations extrêmement marginales.
comment peux-tu être certain que personne ne met les pieds sur les jeux en question à cause de tels calculs ?
Parce que je sais qui j'y invite et pourquoi. :)

Le monde du GN est une structure en rhizome. Des gens croisent des gens, qui en croisent d'autres. Au fil des jeux et des rencontres, il se crée plus ou moins des liens, plus ou moins des amitiés. Des amitiés nouvelles ouvriront des portes, oui, peut-être, un jour... Des portes de GNs, de soirées, de mergez parties... comme dans toute bande d'amis. Mais s'imaginer que cela donne lieu à des calculs, à un monde d'intrigues, de faux semblants et surtout que ces calculs fonctionnent, c'est très loin de la réalité des faits. Il s'agit plutôt de bandes d'amis, qui s'étofferont de belles rencontres, comme dans la vie en général.
Modifié en dernier par Fredou le mer. 22 mars 2017 20:05, modifié 2 fois.

Steve_J
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Re: La communauté du GN ou une histoire de pression sociale

Message par Steve_J » mer. 22 mars 2017 17:54

Sinon un truc qui me frappe à la lecture du sujet c'est qu'on part du problème de la pression à s'inscrire, on se dit que les orgas/auteurs doivent s'en préoccuper et on finit par juger les mauvaises raisons qu'on les joueurs de s'inscrire à des jeux.
Je ne peux pas m'empêcher de me dire que le déséquilibre offre-demande nous amène à être vachement exigeants envers les joueurs qui doivent non seulement bien jouer mais aussi bien jouer pour de bonnes raisons !

En plus quand je vois ces mauvaises raisons, je suis parfois un peu étonné. Je reviens sur deux d'entre-elles :

1) La politique des auteurs

Je cite josef
[D]ans de nombreux cas la réputation d'un auteur suffise à ce qu'un jeu soit déjà remplis sur 2-3 sessions avant même que sa déclaration d'intention ne soit publié. Faisons un parallèle avec le cinéma. Quand on découvre un réalisateur et qu'on adore le premier film de lui que l'on vois, puis un second, puis un 3ème, on à du mal à croire que le 4ème ou le 5ème vas nous décevoir (Spoiler : Un réalisateur finira toujours par vous décevoir !), a un stade on deviens "fan" de ce qu'il véhicule, de ce qu'il propose et on lui fait une sorte de "chèque en blanc" cinématographique. Il en vas de même pour de nombreux autres médiums (littérature, BD/Manga/Comics, Musique) et le GN ne déroge pas à la règle. A mon sens c'est un piège et pour le cinéma comme pour le GN j'ai dût tomber dedans pour m'en rendre compte.
Bon déjà si je fais un parallèle avec le cinéma je tiens à dire que John Ford ne m'a jamais déçu ! Mais plus généralement je dois dire que c'est un critère de choix que j'assume parfaitement et -si j'ai apprécié un jeu -je vais avoir tendance à aller regarder leurs autres jeux des auteurs/orgas.
Ce n'est pas parce que j'espère que tous leurs jeux m'apporteront les mêmes sensations mais parce je suis curieux de comparer l'évolution de leur approche ludique et que je vais avoir tendance à faire confiance dans leurs jugements et leur capacité à éviter ce qui peut me gêner dans un GN.

Tu cites un événement comme la Nuit du Huis-Clos, cela m'évoque pour ma part le Studio-GN qui nous propose de venir sur une journée jouer à deux jeux qu'on ne choisira pas à l'avance. Pour ma part je trouve que de tels événements reposent sur une logique de réputation, même si on ne connait pas la communauté GNiste (ce qui était mon cas quand je m'y suis rendu) on peut aller voir leur site, la liste des jeux qu'ils proposent (qu'on peut souvent retrouver sur ce site) et les trouver (on non) intéressants (1).
Pour ma part il n'est pas du tout sûr que j'aurai accepté de jouer à Balises sur la base de son seul pitch (que je trouvais légèrement trop aride au vu de la durée de jeu annoncée (2)). C'est pourtant l'une de mes meilleurs expériences GNistes de l'année passée.

2) La curiosité intellectuelle

Je pense ici au message de Fredou
C'est un cas isolé, mais j'ai même vu quelqu'un s’inscrire sur des jeux qu'il critiquait sans cesse sur ce forum et ailleurs, sur lesquels il ne montrait aucun enthousiasme, ne faisait aucun effort, tirant souvent le jeu vers le bas, et qu'il démontait après coup. Il venait par simple curiosité intellectuelle, non pas pour le plaisir d'y jouer mais pour celui de le disséquer.
Bon on est ici sur un cas particulier dont j'imagine qu'il a vraiment posé problème en partie au delà de ses motivations supposées. Le problème me semble surtout venir d'une mauvaise volonté et d'un comportement déplacé.
Mais on peut aussi revendiquer la curiosité intellectuelle même si elle va inévitablement nous amener à jouer à des jeux qu'on est pas du tout sûr d'apprécier. Sur la partie de Balises dont je parle plus haut un des joueurs avait d'ailleurs de gros a priori (qu'il assumait parfaitement pendant la pré-partie) sur l'usage de méta-techniques. Il s'est cependant investi dès le début de la partie et par être convaincu de la qualité du jeu.

(1) Au passage cette mini-convention est une excellente réponse aux critiques de l'entre-soi de la communauté GNiste. Un des trucs qui m'a longtemps dissuadé de me lancer dans l'activité c'était la difficulté de s'informer sur les jeux n'ayant à l'époque pas accès au bouche à oreille. Studio-GN offre autant d'info aux débutants qu'aux connaisseurs et c'était vachement précieux en tant que nouveau venu.
(2) Avant de me rendre à la convention (ce qui impliquait de passer le week-end sur Paris alors que je suis lyonnais) je plaisantais d'ailleurs avec des amis sur le mode "Quel plan foireux ! Je vais faire 400 kilomètres pour aller jouer à un jeu potentiellement chiant et durant 5 heures !").

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Re: La communauté du GN ou une histoire de pression sociale

Message par lucieXperience » mer. 22 mars 2017 18:23

Steve_J a écrit : Pour ma part je trouve que de tels événements reposent sur une logique de réputation,
pardon mais je ne comprends pas pourquoi du coup ?
Steve_J a écrit : Bon on est ici sur un cas particulier dont j'imagine qu'il a vraiment posé problème en partie au delà de ses motivations supposées. Le problème me semble surtout venir d'une mauvaise volonté et d'un comportement déplacé.
Il faut quand même un peu atténuer, la remarque de Frédou est assez largement à charge et exagérée par rapport à la réalité des faits.
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Re: La communauté du GN ou une histoire de pression sociale

Message par Steve_J » mer. 22 mars 2017 18:33

lucieXperience a écrit :
Steve_J a écrit : Pour ma part je trouve que de tels événements reposent sur une logique de réputation,
pardon mais je ne comprends pas pourquoi du coup ?
Effectivement je fais un peu un raccourci.
La convention est organisée par l'association eXperience sur laquelle on peut se faire une idée en allant voir la liste des jeux qu'ils proposent. S'inscrire au Studio GN c'est accepter de leur signer un chèque en blanc en mode "j'ai vu ce que vous faites, inscrivez-moi à un truc sympa".

C'est très similaire au fait de dire à un auteur "Quoi que tu écrives comme jeu, je veux en être"...et c'est une approche qui ne me choque pas.

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Re: La communauté du GN ou une histoire de pression sociale

Message par lucieXperience » mer. 22 mars 2017 18:53

Ben non, je persiste à ne pas être d'accord avec toi en fait ^^. S'il n'y avait aucune description des jeux proposés à Studio-GN, oui, ce serait vrai, mais là tu as exactement la liste de tout et tu peux dire ce que tu as envie de jouer et de ne pas jouer. Et si rien ne te branche, ben tu t'inscris pas quoi, normal en somme.

Peut-être (et même sûrement) que les descriptions des jeux en question ne sont pas suffisamment développées j'en parlerai à Vincent à l'occaz mais bon de toute façon la survie de Studio-GN à Paris est compromise par le déménagement de l'organisateur à Toulouse. :mrgreen:

Idem pour la Nuit du Huis Clos d'ailleurs. Ce sont des événements qui s'adressent aux débutants donc par définition, il n'y a pas d'histoire de réputation en jeu.
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Re: La communauté du GN ou une histoire de pression sociale

Message par Lila » mer. 22 mars 2017 19:12

J'avais écrit un long message, mais il s'est pas envoyé, donc je vais le refaire en court

Cette discussion me rappelle les débats sur The Forge (que je n'ai pas connus, mais qu'on m'a raconté) lors de la parution du modèle GNS (ludisme, narrativisme, simulationnism). En effet, pas mal de théoriciens défendaient la dimension sociale comme un choix de design à part entière, qu'il fallait prendre en compte, voire revendiquer.

Il est vrai que pas mal de GNistes ne font pas que jouer ensemble. Ils partagent aussi des moments hors-jeu comme des soirées, des after, des semaines autour du GN comme LaboGN par exemple. La plupart des événements dans la communauté sont onéreux (50 - 100 euros le GN, plus un costume au même prix), et la plupart des membres de cette communauté aiment en faire partie et revendiquer une appartenance quasi identitaire (je sais pas pourquoi j'ai mis quasi). Quand on considère une pratique culturelle comme identitaire, il est aisé de céder à plusieurs pressions et de se laisser embarquer dans des dynamiques sociales malsaines pour ne pas perdre cette place dans une communauté qu'on considère comme tout ou partie de nous. Combien ai-je entendu de gens me dire qu'ils défendraient leur asso à la vie, à la mort ? Que leur asso faisait les meilleurs jeux ? Ce genre de repli identitaire est profondément dangereux à la fois pour l'ouverture vers l'autre, mais aussi pour les membres qui composent l'association.

Je partage cet excellent article de psychologie sociale sur l'ethnocentrisme qui je pense peut complètement s'appliquer à notre communauté : http://www.hacking-social.com/2017/01/3 ... centrisme/" onclick="window.open(this.href);return false;

A mon avis on a beaucoup à apprendre des sociologues qui ont travaillé sur les communautés. Je pense notamment à la notion de Missing stair ("marche manquante") qui a été mentionnée au Knutepunkt cette année. L'idée que des prédateurs sexuels sont couverts par la communauté, poussant les victimes à se taire parce que "c'est un orga connu" ou "il est tellement respecté" ou encore "il a fait tellement pour le GN". ça peut aller jusque là, et il faut en avoir conscience.

Notre activité, contrairement à d'autres pratiques culturelles, repose sur le masque. Et c'est aussi un aspect à prendre en compte. Quand on joue quinze, vingt fois avec la même personne, une relation bizarre s'installe. Avec cette personne, on a partagé des émotions très fortes, même si feintes (je peux développer en quoi les émotions sont feintes si besoin). On a partagé une intimité, même si feinte. Et ces expériences intenses répétées créent un sentiment de confiance pour une personne qu'en réalité, on ne connaît pas. Et je pense que c'est tout à faire le genre de rapports qui engendre de la pression sociale, cette "sensation de connaître" sans connaître vraiment. Cette sensation d'amitié sans être vraiment ami.

EDIT : c'est pas plus court
Modifié en dernier par Lila le jeu. 23 mars 2017 18:37, modifié 1 fois.

Fredou
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Re: La communauté du GN ou une histoire de pression sociale

Message par Fredou » mer. 22 mars 2017 20:53

Je ne peux pas m'empêcher de me dire que le déséquilibre offre-demande nous amène à être vachement exigeants envers les joueurs qui doivent non seulement bien jouer mais aussi bien jouer pour de bonnes raisons !
Certainement. Mais c'est toujours un peu dommage de ne pas avoir pu faire jouer quelqu'un qui aurait tripé pour quelqu'un qui s'est trompé de crémerie, d'autant que cela peut aussi avoir une incidence sur les partenaires de jeu. Ca ne veut pas dire que je ne prends pas de risque parfois, mais j'essaye de les mesurer.
Bon on est ici sur un cas particulier dont j'imagine qu'il a vraiment posé problème en partie au delà de ses motivations supposées. Le problème me semble surtout venir d'une mauvaise volonté et d'un comportement déplacé. Mais on peut aussi revendiquer la curiosité intellectuelle même si elle va inévitablement nous amener à jouer à des jeux qu'on est pas du tout sûr d'apprécier.
En effet, le problème ne vient pas de la curiosité en soi. Dans le cas dont je parle, mon impression est que la curiosité était devenu son trop seul facteur de motivation. C'est quelqu'un que j'ai vu jouer plusieurs fois sans enthousiasme, parfois sans effort, ce qui n'était pas toujours sans conséquences pour ces partenaires. Je ne dis pas ça méchamment du tout, mais ça me semble une bonne chose qu'il se soit recentré sur les jeux pour lesquels ils étaient vraiment motivés.
Clairement, c'est anecdotique.
Dans de nombreux cas la réputation d'un auteur suffise à ce qu'un jeu soit déjà remplis
Il y a clairement des auteurs dont j'apprécie le travail et à qui je confie très facilement une carte blanche, parce que je sais qu'on va se comprendre.

Je défends ardemment depuis longtemps le principe de la lettre d'intention. Néanmoins, pour mon dernier jeu ("A l'heur des corbeaux"), je ne fournis que très peu d'informations. Oui, mais... J'invite des gens dont je connais parfaitement les goûts en la matière et qui connaissent mon travail, donc l’adhésion au projet se construit à ce niveau là, sur une "compréhension philosophique préalable". ;)

Stan
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Re: La communauté du GN ou une histoire de pression sociale

Message par Stan » jeu. 23 mars 2017 10:21

Combien ai-je entendu de gens me dire qu'ils défendraient leur asso à la vie, à la mort ? Que leur asso faisait les meilleurs jeux ? Ce genre de repli identitaire est profondément dangereux à la fois pour l'ouverture vers l'autre, mais aussi pour les membres qui composent l'association.
Sérieux Oo ? J'ai l'impression de débarqué mais j'ai jamais entendu personne tenir ce genre de discours, il n'y aurais pas un léger forçage de trait de ta part, Lila?

J'ai globalement du mal avec ton post qui me parait très "à charge" sur les dérives communautaire que semble induire le GN.

Concernant, le passage sur "jouer une quinzaine de fois" pour finir par se connaitre sans se connaitre, déjà comme tu le soulignes il y pas mal de moments "hors-jeu" qui font que l'on fini par connaitre la personne derrière les personnages. Et globalement je ne vois pas de nuances particulière pour le GN par rapport aux beaucoup d'autres activité collectives, c'est juste un phénomène de rencontre social par une activité.

Exemple à 2 po, mon club de rugby ! Je rencontre des inconnus avec qui je transpire, je me rentre dedans physiquement je prends des douches collectives tous ensemble. Il y a un phénomène identitaires plus marqué à mon sens (équipe/représentation). Ces inconnus avec qui je parle principalement rugby et avec qui au bout de 15-20 entrainements/matchs on fini par socialiser, se connaitre sur d'autres choses et les affinités aidant, certain deviennent de véritables potes. C'est quoi la nuance?

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